Le Film
 
 
Le Processus du Film

Avant le tournage, les ´acteurs´ ont été demandé de faire leurs propres recherches sur la Commune de Paris. Ces recherches, pendant les mois qui ont précédé le tournage, venaient compléter plus d'un an de recherches poussées, effectuées par une équipe de chercheurs. Il était important que les acteurs participent directement aux recherches sur cet événement de l'histoire française, pour que cette expérience leur permette d'analyser les aspects du système français d'aujourd'hui qui échouent sur le plan de la participation démocratique des citoyens.

À une étape plus avancée des recherches, les acteurs ont formé différents groupes selon leurs rôles (l'Union des femmes, la bourgeoisie qui s'opposa à la Commune, les soldats de la Garde nationale, les officiers et les soldats de l'armée versaillaise, les élus de la Commune, les ´Sans-Papiers´, etc.), pour discuter des antécédents des personnages qu'ils jouaient, et pour réfléchir aux rapports qui existent entre les événements de la Commune et la société d'aujourd'hui.

Les acteurs ont ainsi créé leurs personnages et contribué directement au récit de leur propre histoire, au lieu de se contenter de la méthode habituelle, hiérarchique et simpliste, de la télévision et du cinéma.
Voilà un aspect central du processus de notre film :

 

Les Algériens

Base Historique

Les "arabes"

Dans les prisons en France et en nouvelle-Calédonie, on les appelle (communards inclus) les Arabes. En réalité, la majorité des déportés sont des Kabyles islamisés. Ils sont bilingues et nombre d'entre eux, notable ou de famille religieuse, écrivent l'arabe et parlent le kabyle. Certains, par leur maîtrise du français, sont même trilingues.

Révolte algérienne

La "révolte des Mokrani", c'est ainsi que l'on appela l'insurrection de Kabylie qui éclata le 23 janvier 1871 et durera, par soubresauts, près d'un an.

Cause de la révolte

- Les mauvaises récoltes et les famines successives (1867-1868)
- l'accaparement des terres aliénant les fellahs.
- La perte d'influence des féodaux, anciens alliés de la France.
- L'utilisation des spahis dans la guerre contre la Prusse
- Les décrets Crémieux (1870: attribution de la nationalité française à tous les Européens et israélites algériens) sont les déclencheurs de la révolte
- Les militaires français perdent leur pouvoir au profit d'un régime civil. Ceci entraîne la fin du système des bureaux arabes assurant la reproduction d'une caste indigène aristocratique à son service et à celui de la France. D'où l'amoindrissement des grands chefs arabes, dans leur autorité, leur prestige, leur position. Il est largement admis que dans de nombreux cas ce sont les militaires eux-mêmes qui ont incité les chefs locaux à la révolte afin de reprendre le contrôle par une opération militaire d'envergure.
- Fausse explication (fournie par l'historiographie officielle): rébellion antisémite

Acteurs de la révolte

La puissante confrérie des Rahmania fait le lien entre les riches et les humbles pour la reconquête du pays.

Les spahis

Fin décembre 1870, M. Gambetta, ministre de la guerre à Tours, adresse au Général Lallemand, commandant les forces de terre et de mer en Afrique, l'ordre de mobiliser les spahis et de les embarquer aussitôt à destination de Marseille. "Les spahis ne sont pas des soldats réguliers, mais une sorte de garde nationale ou de gendarmerie. Ils vivent en smala, avec leurs familles, du produit de leur solde et des revenus des terres qu'on leur prête..... Il est bien entendu, bien convenu, que leurs services sont essentiellement sédentaires, et que, s'ils ont à marcher, ce ne doit être que pour faire expédition en Algérie, et le moins loin, le moins longtemps possible. .... L'ordre donné par le ministre de la Guerre a été une violation de ce contrat tacite et traditionnel. (lettre adressé à Gambetta par M. Bouzet). Le prélude à la révolte viendra des spahis qui, refusant de s'embarquer pour les champs de bataille de France où déjà nombre des leurs avaient laissé la vie, se mutineront les premiers. Fin décembre 1870, dans une des dernières tentatives désepérées d'éviter la défaite contre les prussiens, le gouvernement donne l'ordre de mobiliser les spahis.

Répression

"j'entrerai dans vos montagnes; je brûlerai vos villages et vos moissons; je couperai vos arbres fruitiers, et alors ne vous en prenez qu'à vous seuls." Bugeaud A la fin de mai 1871, après l'écrasement des communards, des troupes françaises dotées d'un armement lourd arrivèrent massivement et regagnèrent du terrain. Les villages furent rasés et les récoltes détruites.

Dépossession des terres

Tous les biens immobiliers et mobiliers des tribus insurgées ayant échappé au pillage et à la destruction furent confisqués. En décembre 1871, une conférence a lieu à Constantinople, qui institue un véritable droit de la dépossession sur les biens des tribus insurgées, élaborant ainsi les conditions futures d'une colonisation de peuplement.

Déportés Communards et "algériens"

Internés dans les mêmes lieux à partir de leur arrivée au Fort Lamalgue de Toulon (les algériens arrivent dès juillet 1871). Les insurgés d'Algérie arrivés à Toulon sous la catégorie "déportés" sont transférés à la citadelle de l'île d'Oléron puis à l'île de Ré (autres prisons visitées ensemble par les communards et les algériens: château prison de Thouars, Belle-Ile, Avignon, Saint-Brieuc, Calvi) avec les communards. Selon le hasard des condamnations et des juridictions d'Algérie, des insurgés condamnés aux travaux forcés iront rejoindre les bagnes de Cayenne ou l'île Nou en Nouvelle-Calédonie. Dans une même famille d'insurgés, certains deviendront des "droits communs" d'autres des "politiques". Ils seront respectivement désignés sous le terme de "transportés" et de "déportés".

Révolte Kanak

Les déportés de la Commune et ceux d'Algérie auront à se positionner face à l'insurrection canaque de 1878. Et, à l'exception de quelque uns, ce ne fut pas à leur honneur car ils se rangèrent du côté de ceux-là mêmes qui les avaient emprisonnés. Libération Amnistie pour les algériens n'interviendra qu'en 1895, soit 24 ans après l'insurrection. Mokrani ne sera autorisé à revenir en Afrique qu'en 1904.

COMPTE-RENDU RÉUNION ALGERIENS

1° Contexte historique: aucune certitude sur la présence ou non d'une communauté algérienne. Les démarches pour obtenir des informations sur les spahis auprès des historiens militaires n'ont rien donné. Il semblerait qu'il existait des commérçants algériens installés à Marseille.

2° Le narratif: un couple de prisonniers algériens évadés du camp d'internement de Toulon, viennent d'arriver à Paris où ils rencontrent des "cousins" (pas forcément de la famille) des Algériens installés à Paris (scène du café).
Ils parlent de la révolte en Kabylie, les ex-prisonniers s'expriment en berbere. Jean-Claude, le "voyageur" qui possde la double nationalité traduit en français. sujets de discussion:
- le soulevement et son écrasement par l'armée française
- les paysans dépossédés de leur terre
- la comparaison entre la lutte en Algérie et les évenements de la Commune
- la situation législative faite aux algériens considérés comme des citoyens de seconde zone

 

Les Bourgeois

Exemples de créations de personnages

Gabrielle Grammont : Doctor's wife. Her husband takes cares of bourgeois and poor people in the Hospital. She knows how live the workers in 11ème arrdt. At the beginning, she understands the reasons of the uprising. And she doesn't accept the capitulation against Prussians. But she thinks that it's not up to the people to take the decisions, but to the government. She considers that the Commmune is just a feaver which won't last. But she reads right wing newspapers and is influenced by the propaganda, particularly by racists arguments. She's anticommunard but not violent. She wants guilty people to be punished and sent to jail, but she's very disturbed by the violence of the massive repression.

Christiane Fourret : Veuve d'un avocat franc-maçon qui avait défendu des Républicains sous l'Empire (peut-être même Blanqui). Son fils de 30-35 ans est chirurgien à l'Hôpital Saint-Louis. Républicaine modérée. Se tient au courant des évènements par l'intermédiaire de son fils. Proclamation de la Commune : est pour, mais un peu ennuyée de voir le drapeau rouge. Considère que la classe ouvrière peut être dangereuse, qu'elle n'est pas assez mature et a besoin d'éducation. D'accord avec l'idée d'améliorer la condition de la classe ouvrière, d'accord avec certains décrets (laïcisation écoles, travail de nuit des boulangers ...) Mais fait de moins en moins confiance en la Commune : trop de désordre, d'hésitations. Choquée par la semain sanglante. parole :
18 mars : quand je pense aux défilés prussiens sur les champs-Elysées, mon pauvre défunt mari doit se retourner dans sa tombe. C'est une honte pour la France ! La Garde Nationale doit conserver ses canons acquis par souscription.
28 mars : Enfin !... nous allons avoir un pouvoir républicain social : la séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'éducation gratuit pour tous.. mais tout ce monde m'affole !

Anne Garrel : A hérité d'un père qui est mort. A un petit commerce dans la chapellerie. Assez aisée, célibataire. Révoltée par la misère et comprend les raisons du soulèvement (famine, privations durant le siège...), et très déçue par l'attitude du gouvernement par rapport à la Prusse. Mais elle trouve que cela va trop loin. Surtout choquée que les communards s'attaquent à la religion. Pas violente. Ne veut pas tuer les communards. Ne comprend pas pourquoi Thiers n'essaie pas de discuter davantage. Très choquée par les massacres, consternée.

Isabelle Mambour : Travaille dans le milieu musical. Pas absolument contre les idées de la Commune. Considère qu'il y a des bonnes choses : surtout en ce qui concerne l'éducation des filles. Mais l'excitation de ces gens ne risque-t'elle pas de donner lieu à des débordements incontrôlés ? Ne vont-ils pas nos déposséder de nos terres ? Qu'allons nous devenir ?

L'Union des Femmes (UDF)

Exemples de créations de personnages

Badia : veuve Meunier.

Métier de la couture, pas d'enfants. Gestion du travail, atelier, éducation, barricades. Déjà A.I.T. dans pensée politique. Devient critique vis à vis de la Commune, mais assez désespérée pour aller aux barricades. Veut suivre les évènements par les journaux, mais prise de cours par la révolution. Le soi s'efface. Libertaire et pas centraliste. Proche de Dimitrieff mais a quelques idées différentes. Désespoir, réaction violente par rapport au courage.

Marie-Jo Barrère : Elisa Buisson.

Ancienne domestique. Pourra critiquer la bourgeoisie, les versaillais, mais pas de façon idiote. Institutrice. A peut-être des enfants, mais c'est d'abord la cause. Elle a un mari, plutôt intellectuel, qui a intérêt à être sur les barricades. Déçue si son mari ne va pas jusqu'au bout. Critique les neutres. Veut entraîner et convaincre les autres. Hait les Versaillais. Accepte de mourir. Virulente. Transcende la situation avec humour. Contre la bureaucratie qui casse l'élan, mais pour l'organisation. Plutôt contre les réfractaires. Trouve que Dimitrieff est trop intellectuelle. Elle lui préfère André Léo (qui est selon elle, plus proche d'Arlette Laguiller).

Stéphanie Béghain : Eugénie Cousin.

Sens du collectif débordant. Veut une réflexion à plusieurs, et c'est là la raison de sa présence. Mais a besoin d'apporter une aide concrète : ambulancière, par exemple. Veut surtout aider. Montrer les ratages de la Commune. Critique la lourdeur de la machine. On s'essoufle si l'on n'a pas les bons moyens. Ne peut se prononcer sur la violence. A priori entraînée sur les barricades. Célibataire sans enfants. Peut-être ne parlera pas, mais apportera son soutien physique et moral. Son moteur est l'anticonformisme, et la Commune en est l'expression.

Nathalie Bensard : Florence Cailloux.

Entre un idéal puriste et une trouille bleue. D'accord avec les idées, très motivée par cette révolution. Non violente, mais sait qu'on ne peut pas changer les choses de façon passive et théorique. Révoltée par la condition ouvrière et l'environnement bourgeois. De nos jours, nous sommes tous des bourgeois. Il faut faire un effort pour se mettre dans la situation des travailleuses de l'époque. Il faut repenser les notions d'individu et de groupe, qui n'avaient pas le même sens à l'époque.

Catherine Ermakoff : Marie Leloup.

Mariée, deux enfants, couturière. Très politisée. Imagine un environnement familial déjà militant, socialiste, voire marxiste (ayant éventuellement participé à la révolution de 1848). D'accord avec le projet de Dimitrieff mais critique sur le côté administratif de l'UDF. Contre la conception de Léo Frankel sur le travail féminin à la maison. Le travail doit être un lieu de rencontres, un carrefour de soildarités. Agir pour des questions d'idéal politique, mais aussi pour sauver la Commune. Impatiente de voir se monter les ateliers. Pour des mesures concrètes. Problème de la Commune : pouvoir trop éclaté. Va sur les barricades, mais ne prend pas un fusil. Anticléricale, mais contre la persécution des prêtes et des réfractaires. Elle aime cette situation où il y a des possibilités de faire des choses nouvelles.

Edith Dufaux : Amélie Marchand.

piqueuse de bottines, ou relieuse. Des enfants, un mari. A une vie ennuyeuse. Au début, suit la Commune pour l'espoir, n'a pas de conscience politique. Suit au fur et à mesure, essaye d'aider quand elle peut. Incapable d'écrire. Mais peut aider les ambulancières, trouver des médicaments ... A une vision traditionnelle du monde. Elle ira jusqu'au bout, car Elle continue, malgré l'échec grandissant qui s'annonce. Cette expérience la révèle à elle-même.

Myriam Belhiba : anonyme.

A été rebelle, leader, mais est maintenant dans une phase désabusée. Le monde ne la satisfait pas tel qu'il est. Contre les rapports sado-masochistes dans le monde du travail. A vécu la fuite d'une femme contre le mariage forcé. Actuellement, en tant que peintre, elle fait un boulot de merde, sous payé. Ne s'en sort pas. La nature humaine est elle destinée à refaire éternellement les mêmes erreurs ? Son humeur a des hauts et des bas. Veut aborder la question de l'homosexualité, éventuellement. Frustrée de ne pas avoir pu faire un métier d'homme.

Zahia Zerouk : Couturière.

Veut bien travailler à la propagande, ou du côté des ambulances, mais pas charitable. Prête à aller juqu'au bout, sans pour autant se suicider. Fille-mère. Enfance de révolte contre les hommes. Idéal de changement Que les ouvriers profitent du fruit de leur travail. Problème de la différence de statut entre les hommes et les femmes. Espoir quant à la politique de la Commune sur l'enseignement. Enervée par la parole de Frankel sur le travail à domicile des femmes. Critique par rapport à la lutte de pouvoir au sein de la Commune. Enervée par un pouvoir qui au nom du peuple mène des actions répressives contre les prêtres et les réfractaires.

Joëlle Morel : Maria Varin.

Travailler autour des chapeaux. Plus de 40 ans. Mariée avec enfants. Vit rue Oberkampf. Son père était artisan, il avait un atelier passage Ménilmontant. A participé à 48. A été éduquée dnas idées socialistes. Vit avec sa mère qui garde ses enfants. A la liberté pour s'engager. Elle veut être sur le tas, connaît bien le quartier. Recrute, conseille, a repéré les locaux qu'il faut réquisitionner. Sans la Commune, ses actions avec le DAL, n'auraient peut-être pas eu lieu. Peur des keufs. Admiration pour Dimitrieff, malgré les lourdeurs administratives, mais elle considère que c'est bien pour la Commune. Portera une arme, mais ne sait pas si elle s'en servira, car il y a des salauds. La lutte des classes : quand les pauvres sont rejetés de Paris, aujourd'hui c'est la même chose. L'argent est roi.

Catherine Bot : anonyme.

Très proche André Léo, idéaliste, idées socialistes. Contre l'oppression par l'Eglise. Défense de l'union libre, pour l'indépendance de la femme. Autogestion dans les ateliers. Transmission par l'éducation laïque avec les enfants organisés en phalanstères. Ne pas se mettre sous le joug d'un pouvoir. Faire attention aux femmes qui ne sont que les intermédiaires des volontés des hommes. Internaitonale de la lutte ouvrière. Aucun respect pour la hiérarchie.

Marylou Couvreur : Lucie David.

Ouvrière, mariée avec David. Jusqu'à présent assez soumise. L'UDF est un moyen de découvrir autre chose et d'échapper à son mari goujat. Trouve peut-être un amant. A un petit enfant. Se bat pour l'enseignement laïque. Ouverte à la vie de quartier. Travaillerait à la propagande, recruterait adhérents, ferait part de son expérience. Monte sur les barricades, prend les armes, prête à tuer. Anticléricale, proche des femmes des clubs, pour la spontanéité des paroles. LLe plus important pour elle, c'est de se battre, avant toute réflexion sur la cause.

Danielle Peltier : Estelle Thaler.

Polisseuse. Célibataire, mais cela peut évoluer. Convaincue de la nécessité de l'action collective. Proche de Dimitrieff. SOn plan, c'est construire une parole accessible pour tous. Place de l'individu à l'intérieur du collectif. Utopie plutôt libertaire. Critique par rapport aux persécutions. Les gens ont droit à la liberté d'expression. Poussé par la révolution, elle peut devenir violente. Contre la lourdeur administrative. Croit au combat. Veut simplifier les textes de Dimitrieff pour qu'ils soient porteurs d'espoir. Se bat par énergie, par colère, et non pour des idées ou pour un modèle.

Anne-Catherine Grassiot : Blanche Feuchère.

Orpheline. A été élevée par les bonnes soeurs, contre lesquelles elle est remontée. Heureuse de leur ôter leur pouvoir. Farouche, méfiante par rapport aux institutions, et aux humains en général. S'est fait régulièrement licenciée dans son travail. Contre la décision de la Commune de ne pas tout détruire mais de s'installer dans les fauteuils de l'ancien ordre. Vit à la colle avec un homme engagé. Couturière, pas d'enfants. A fait certainement appel aux services de quelques faiseuses d'anges. N'a pas le temps de se préoccuper d'enfants à élever. Par rapport à ses congénères de l'UDF : ouverture au monde, découverte d'autres souffrances et de l'intêrêt d'une lutte collective. Jusque là, était solitaire, n'aimait pas l'atelier, et préférait l'intimité de chez elle, où elle se réfugiait le plus possible. Elle se construit en même temps que la Commune. Veut laisser pousser son personnage. Suivre différentes activités de l'UDF pour apprendre, ambulances et autres. Préfère la déportation à la mort. Ces gens sont porteurs d'une dignité même si l'échec de la Commune les replonge dans une vie misérable. Violente mais pas d'accord pour tuer. Veut que les bourgeois et bourreaux voient le monde nouveau que les communards sont entrain de construire. Se bat pour qu'il n'y ait plus jamais les injustices sociales.

 

Les Versaillais

Exemples de créations de personnages d'officiers et de soldats

Jean-Marc Poligné :

Je suis issu d'une famille où il était de règle que l'aîné entre dans les armes. Cet univers ne me rebut pas car j'aime l'ordre. J'aime aussi les études. Je ne peux cependant m'empêcher de constater que la société est sclérosée., que l' armée dirigée par des vieilles badernes inefficaces, que nous sommes dans une République qui n'en est pas une (400 monarchistes élus !). Je cultive, intérieurement, un certain intérêt poue les idées neuves, à condition qu'elles ne s'écartent pas d'une règle d'or : MESURE et ABSENCE DE PRECIPITATION. La Commune est pour moi l'exemple type de l'idée peut-être recevable à l'origine (ce sont quand-même des Français, et je sais que le peuple souffre) qui devient vite une pantalonnade, puis une boucherie infâme où les deux parties en présence sont bonnes à mettre dos à dos. J'ai vu des officiers, aveuglés par la haine, dépasser honteusement les ordres reçus. J'ai dû participer, cautionner les massacres fraticides. j'ai ressenti dans ma chair une fois de plus l'insondable bêtise humaine. j'en sors brisé, désabusé. Sur Satory : les officiers sont les officiers et ilest de tradition qu'ils aient quelques prérogatives. Cela ne doit simplement pas les empêcher de commander efficacement. Lois communarde sur les otages : la barbarie est partout. Big Days : les femmes versaillaises ont agi ainsi, outrées qu'elles étaient devant l'outrcuidance de ces loqueteux qui prétendaient leur dicter leur conduite. Cela, de la même manière qu'une bourgeoise humiliera avec sadisme une bonne ou un palefrenier qui sort de sa condition.

Vladimir Pronier :

Quand je pense qu'on a perdu à Sedan et ailleurs contre les Prussiens. Je suis horrifié. Moi, j'ai toujours eu la foi en mon armée, et suis fier d'elle. Je suis entré dans l'armée par conviction. Cette défaite, c'est une honte pour la France. Je suis capitaine, mais je reste très critique par rapport à mes supérieurs. Moi, j'ai gagné mes galons au combat il y a peu de temps. Alors que mes supérieurs vieillissent, sans voulmoir les offenser, etpuis on les voit moins sur le terrain et aux entraînements qu'au bordel. Quand ils sont là, ils cuvent plus ou moins leurs dernières cuites où s'occupent à caser dans l'armée leurs tripotées de bâtards. Je ne suis pas vraiment contre les communards. Ils nous ont aidé pendant la guerre, ils ont résisté pendant le siège. je rends hommage à leur courage. Ce sont mes frères de Paris. Leur révolte, je la comprends. Après la pression de la guerre, il faut que ça explose. Big Days : On nous demande nous battre contre les Parisiens. C'est plutôt contre les femmes versaillaises qu'on devrait se battre. Des véritables garces. Déjà que pour nous, les militaires, c'est pas la joie de se battre contre .

Les Adolescents

Exemples de créations de personnages

Antonin Rennes :

apprenti chez un artisan. Abandonné par son père, sa mère tient un café et se prostitue. Pas allé à l'école, sa mère lui a appris à lire/écrire, l'a sensibilisé à la politique. Prêt à aller jusqu'au bout, ne réfléchit pas trop, pas de vision d'ensemble. Sensible à éducation et manque de moyens.

Sara Louis :

mère + petite soeur mortes au début Commune, père dans GN. A un frère dans groupe ADO. Famille soudée sur plan politique. Prête à avoir fusil. Accepte la hiérarchie au sens d'organisation, car permet l'efficacité du mouvement révolutionnaire.

Déborah Beignon* :

père vendéen mort pour le Roi, adoptée par cantinière communarde. Contradictoire, mitigée. Lutte d'idées et non de classes. Contre hiérarchie et violence. Mais prête à utiliser la force si besoin.

Magali Solignat : Joséphine, 17 ans.

A quitté sa famille bourgeoise par amour pour un communard, mort depuis. Habite dans la rue. Joue du tambour et chante. Prête à aller jusqu'au bout, à tuer (barricades). Apprend aux enfants à lire/écrire. Respecte une certaine hiérarchie, pour que révolution aille plus loin.

Marie-Pierre Grinda :

origine italienne. Père mort, seule avec sa mère lavandière chez les bourgeois (1 frère dans GN, 1 autre troubadour). Aime discuter, dessiner, aller au bistrot. Amoureuse d'un GN qu'elle cherche sur barricades. Contre hiérarchie, trop de paperasseries. Trouve les femmes UDF trop compliquées et ennuyeuses. Violence instinctive pour survie. Pas vraiment de haine au départ. Pour laïcisation écoles.

Sandrine Tabel : Céline Thibaudier , 18 ans.

Pas militante au départ, entraînée par un(e) ami(e). Persuade son frère d' aller sur barricades. Prête à utiliser pavés, mais pas fusil.

Cédric Tabel : Jacques Thibaudier, 16 ans.

Entraîné par sa soeur. Veut bien un fusil, mais pas pour tuer. L'action est pour lui une sorte de défi, vis à vis de sa mère (qui leur interdit les barricades).

PaulineFontaine * :

famille pauvre, 1 frère mort en 1870, 1 dans GN. Reniée à cause de sa grossesse accidentelle (réconforte volontiers les GN). Sait à peine lire et écrire. Idéal d'un monde meilleur pour son enfant. Veut garder les barricades, aider personnes agées, recruter les bourgeois, mais prudente (grossesse). Pour action directe, contre hiérarchie et discours inutiles (contre UDF). Anticléricale.

Baptiste Barrère :

mère femme de ménage chez bourgeois, père mort début Commune. Haine contre bourgeois et Armée versaillaise. Prêt à monter sur barricades et tuer. Pas vraiment de réflexion. Agit sur l'instant.

Myriam Merlant:

hésitante, influençable. A besoin d'un choc (par ex. voir cadavres) pour passer à action.

Actions / Séquences : actions envisagées, à intégrer dans les séquences :

- garder les barricades pendant la nuit.
- chercher des combustibles pour faire des feux (chauffage, lumière)
- piller les bonnes soeurs, aller chercher l'argent où il est, et non passer par perquisitions.
- empêcher les bourgeois de passer, et les recruter pour aide à construction des barricades.
- laver les personnes agées
- squatter des immeubles,
- s'organiser pour leur subsistance, utiliser ruses pour soupes populaires
- franchir illégalement les barricades
- propagande : affichages, écriture sur des grands draps, graffitis sur les murs. Dans le squatt, à la mairie, partout.
- contacts avec UDF : écoutent aux portes et se confrontent.
- crier les journaux
- aller chercher de l'eau
- apprendre à écrire
- à la Mairie : utilisent des ruses pour contourner les obstacles et la bureaucratie.
- entrer en chantant dans le café
- amener un bourgeois au Mont de piété

 
Rebond pour la Commune
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