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Le
Processus du Film
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le tournage, les ´acteurs´ ont été demandé de faire leurs propres
recherches sur la Commune de Paris. Ces recherches, pendant les
mois qui ont précédé le tournage, venaient compléter plus d'un an
de recherches poussées, effectuées par une équipe de chercheurs.
Il était important que les acteurs participent directement aux recherches
sur cet événement de l'histoire française, pour que cette expérience
leur permette d'analyser les aspects du système français d'aujourd'hui
qui échouent sur le plan de la participation démocratique des citoyens.
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À
une étape plus avancée des recherches, les acteurs ont formé différents
groupes selon leurs rôles (l'Union des femmes, la bourgeoisie qui
s'opposa à la Commune, les soldats de la Garde nationale, les officiers
et les soldats de l'armée versaillaise, les élus de la Commune,
les ´Sans-Papiers´, etc.), pour discuter des antécédents des personnages
qu'ils jouaient, et pour réfléchir aux rapports qui existent entre
les événements de la Commune et la société d'aujourd'hui.
Les
acteurs ont ainsi créé leurs personnages et contribué directement
au récit de leur propre histoire, au lieu de se contenter de la
méthode habituelle, hiérarchique et simpliste, de la télévision
et du cinéma.
Voilà un aspect central du processus de notre film :
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Les
Algériens 
Base
Historique
Les
"arabes"
Dans
les prisons en France et en nouvelle-Calédonie, on les appelle (communards
inclus) les Arabes. En réalité, la majorité des déportés sont des
Kabyles islamisés. Ils sont bilingues et nombre d'entre eux, notable
ou de famille religieuse, écrivent l'arabe et parlent le kabyle.
Certains, par leur maîtrise du français, sont même trilingues.
Révolte
algérienne
La
"révolte des Mokrani", c'est ainsi que l'on appela l'insurrection
de Kabylie qui éclata le 23 janvier 1871 et durera, par soubresauts,
près d'un an.
Cause
de la révolte
-
Les mauvaises récoltes et les famines successives (1867-1868)
- l'accaparement des terres aliénant les fellahs.
- La perte d'influence des féodaux, anciens alliés de la France.
- L'utilisation des spahis dans la guerre contre la Prusse
- Les décrets Crémieux (1870: attribution de la nationalité française
à tous les Européens et israélites algériens) sont les déclencheurs
de la révolte
- Les militaires français perdent leur pouvoir au profit d'un régime
civil. Ceci entraîne la fin du système des bureaux arabes assurant
la reproduction d'une caste indigène aristocratique à son service
et à celui de la France. D'où l'amoindrissement des grands chefs
arabes, dans leur autorité, leur prestige, leur position. Il est
largement admis que dans de nombreux cas ce sont les militaires
eux-mêmes qui ont incité les chefs locaux à la révolte afin de reprendre
le contrôle par une opération militaire d'envergure.
- Fausse explication (fournie par l'historiographie officielle):
rébellion antisémite
Acteurs
de la révolte
La
puissante confrérie des Rahmania fait le lien entre les riches et
les humbles pour la reconquête du pays.
Les
spahis
Fin
décembre 1870, M. Gambetta, ministre de la guerre à Tours, adresse
au Général Lallemand, commandant les forces de terre et de mer en
Afrique, l'ordre de mobiliser les spahis et de les embarquer aussitôt
à destination de Marseille. "Les spahis ne sont pas des soldats
réguliers, mais une sorte de garde nationale ou de gendarmerie.
Ils vivent en smala, avec leurs familles, du produit de leur solde
et des revenus des terres qu'on leur prête..... Il est bien entendu,
bien convenu, que leurs services sont essentiellement sédentaires,
et que, s'ils ont à marcher, ce ne doit être que pour faire expédition
en Algérie, et le moins loin, le moins longtemps possible. ....
L'ordre donné par le ministre de la Guerre a été une violation de
ce contrat tacite et traditionnel. (lettre adressé à Gambetta par
M. Bouzet). Le prélude à la révolte viendra des spahis qui, refusant
de s'embarquer pour les champs de bataille de France où déjà nombre
des leurs avaient laissé la vie, se mutineront les premiers. Fin
décembre 1870, dans une des dernières tentatives désepérées d'éviter
la défaite contre les prussiens, le gouvernement donne l'ordre de
mobiliser les spahis.
Répression
"j'entrerai
dans vos montagnes; je brûlerai vos villages et vos moissons; je
couperai vos arbres fruitiers, et alors ne vous en prenez qu'à vous
seuls." Bugeaud A la fin de mai 1871, après l'écrasement des communards,
des troupes françaises dotées d'un armement lourd arrivèrent massivement
et regagnèrent du terrain. Les villages furent rasés et les récoltes
détruites.
Dépossession
des terres
Tous
les biens immobiliers et mobiliers des tribus insurgées ayant échappé
au pillage et à la destruction furent confisqués. En décembre 1871,
une conférence a lieu à Constantinople, qui institue un véritable
droit de la dépossession sur les biens des tribus insurgées, élaborant
ainsi les conditions futures d'une colonisation de peuplement.
Déportés
Communards et "algériens"
Internés
dans les mêmes lieux à partir de leur arrivée au Fort Lamalgue de
Toulon (les algériens arrivent dès juillet 1871). Les insurgés d'Algérie
arrivés à Toulon sous la catégorie "déportés" sont transférés à
la citadelle de l'île d'Oléron puis à l'île de Ré (autres prisons
visitées ensemble par les communards et les algériens: château prison
de Thouars, Belle-Ile, Avignon, Saint-Brieuc, Calvi) avec les communards.
Selon le hasard des condamnations et des juridictions d'Algérie,
des insurgés condamnés aux travaux forcés iront rejoindre les bagnes
de Cayenne ou l'île Nou en Nouvelle-Calédonie. Dans une même famille
d'insurgés, certains deviendront des "droits communs" d'autres des
"politiques". Ils seront respectivement désignés sous le terme de
"transportés" et de "déportés".
Révolte
Kanak
Les
déportés de la Commune et ceux d'Algérie auront à se positionner
face à l'insurrection canaque de 1878. Et, à l'exception de quelque
uns, ce ne fut pas à leur honneur car ils se rangèrent du côté de
ceux-là mêmes qui les avaient emprisonnés. Libération Amnistie pour
les algériens n'interviendra qu'en 1895, soit 24 ans après l'insurrection.
Mokrani ne sera autorisé à revenir en Afrique qu'en 1904.
COMPTE-RENDU
RÉUNION ALGERIENS
1°
Contexte historique: aucune certitude sur la présence ou non d'une
communauté algérienne. Les démarches pour obtenir des informations
sur les spahis auprès des historiens militaires n'ont rien donné.
Il semblerait qu'il existait des commérçants algériens installés
à Marseille.
2°
Le narratif: un couple de prisonniers algériens évadés du camp d'internement
de Toulon, viennent d'arriver à Paris où ils rencontrent des "cousins"
(pas forcément de la famille) des Algériens installés à Paris (scène
du café).
Ils parlent de la révolte en Kabylie, les ex-prisonniers s'expriment
en berbere. Jean-Claude, le "voyageur" qui possde la double nationalité
traduit en français. sujets de discussion:
- le soulevement et son écrasement par l'armée française
- les paysans dépossédés de leur terre
- la comparaison entre la lutte en Algérie et les évenements de
la Commune
- la situation législative faite aux algériens considérés comme
des citoyens de seconde zone
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Les
Bourgeois 
Exemples
de créations de personnages
Gabrielle
Grammont : Doctor's wife. Her husband takes cares of bourgeois and
poor people in the Hospital. She knows how live the workers in 11ème
arrdt. At the beginning, she understands the reasons of the uprising.
And she doesn't accept the capitulation against Prussians. But she
thinks that it's not up to the people to take the decisions, but
to the government. She considers that the Commmune is just a feaver
which won't last. But she reads right wing newspapers and is influenced
by the propaganda, particularly by racists arguments. She's anticommunard
but not violent. She wants guilty people to be punished and sent
to jail, but she's very disturbed by the violence of the massive
repression.
Christiane
Fourret : Veuve d'un avocat franc-maçon qui avait défendu des Républicains
sous l'Empire (peut-être même Blanqui). Son fils de 30-35 ans est
chirurgien à l'Hôpital Saint-Louis. Républicaine modérée. Se tient
au courant des évènements par l'intermédiaire de son fils. Proclamation
de la Commune : est pour, mais un peu ennuyée de voir le drapeau
rouge. Considère que la classe ouvrière peut être dangereuse, qu'elle
n'est pas assez mature et a besoin d'éducation. D'accord avec l'idée
d'améliorer la condition de la classe ouvrière, d'accord avec certains
décrets (laïcisation écoles, travail de nuit des boulangers ...)
Mais fait de moins en moins confiance en la Commune : trop de désordre,
d'hésitations. Choquée par la semain sanglante. parole :
18 mars : quand je pense aux défilés prussiens sur les champs-Elysées,
mon pauvre défunt mari doit se retourner dans sa tombe. C'est une
honte pour la France ! La Garde Nationale doit conserver ses canons
acquis par souscription.
28 mars : Enfin !... nous allons avoir un pouvoir républicain social
: la séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'éducation gratuit pour
tous.. mais tout ce monde m'affole !
Anne
Garrel : A hérité d'un père qui est mort. A un petit commerce dans
la chapellerie. Assez aisée, célibataire. Révoltée par la misère
et comprend les raisons du soulèvement (famine, privations durant
le siège...), et très déçue par l'attitude du gouvernement par rapport
à la Prusse. Mais elle trouve que cela va trop loin. Surtout choquée
que les communards s'attaquent à la religion. Pas violente. Ne veut
pas tuer les communards. Ne comprend pas pourquoi Thiers n'essaie
pas de discuter davantage. Très choquée par les massacres, consternée.
Isabelle
Mambour : Travaille dans le milieu musical. Pas absolument contre
les idées de la Commune. Considère qu'il y a des bonnes choses :
surtout en ce qui concerne l'éducation des filles. Mais l'excitation
de ces gens ne risque-t'elle pas de donner lieu à des débordements
incontrôlés ? Ne vont-ils pas nos déposséder de nos terres ? Qu'allons
nous devenir ?
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L'Union
des Femmes (UDF) 
Exemples
de créations de personnages
Badia
:
veuve Meunier.
Métier
de la couture, pas d'enfants. Gestion du travail, atelier, éducation,
barricades. Déjà A.I.T. dans pensée politique. Devient critique
vis à vis de la Commune, mais assez désespérée pour aller aux barricades.
Veut suivre les évènements par les journaux, mais prise de cours
par la révolution. Le soi s'efface. Libertaire et pas centraliste.
Proche de Dimitrieff mais a quelques idées différentes. Désespoir,
réaction violente par rapport au courage.
Marie-Jo
Barrère : Elisa
Buisson.
Ancienne
domestique. Pourra critiquer la bourgeoisie, les versaillais, mais
pas de façon idiote. Institutrice. A peut-être des enfants, mais
c'est d'abord la cause. Elle a un mari, plutôt intellectuel, qui
a intérêt à être sur les barricades. Déçue si son mari ne va pas
jusqu'au bout. Critique les neutres. Veut entraîner et convaincre
les autres. Hait les Versaillais. Accepte de mourir. Virulente.
Transcende la situation avec humour. Contre la bureaucratie qui
casse l'élan, mais pour l'organisation. Plutôt contre les réfractaires.
Trouve que Dimitrieff est trop intellectuelle. Elle lui préfère
André Léo (qui est selon elle, plus proche d'Arlette Laguiller).
Stéphanie
Béghain : Eugénie
Cousin.
Sens
du collectif débordant. Veut une réflexion à plusieurs, et c'est
là la raison de sa présence. Mais a besoin d'apporter une aide concrète
: ambulancière, par exemple. Veut surtout aider. Montrer les ratages
de la Commune. Critique la lourdeur de la machine. On s'essoufle
si l'on n'a pas les bons moyens. Ne peut se prononcer sur la violence.
A priori entraînée sur les barricades. Célibataire sans enfants.
Peut-être ne parlera pas, mais apportera son soutien physique et
moral. Son moteur est l'anticonformisme, et la Commune en est l'expression.
Nathalie
Bensard : Florence Cailloux.
Entre
un idéal puriste et une trouille bleue. D'accord avec les idées,
très motivée par cette révolution. Non violente, mais sait qu'on
ne peut pas changer les choses de façon passive et théorique. Révoltée
par la condition ouvrière et l'environnement bourgeois. De nos jours,
nous sommes tous des bourgeois. Il faut faire un effort pour se
mettre dans la situation des travailleuses de l'époque. Il faut
repenser les notions d'individu et de groupe, qui n'avaient pas
le même sens à l'époque.
Catherine
Ermakoff : Marie Leloup.
Mariée,
deux enfants, couturière. Très politisée. Imagine un environnement
familial déjà militant, socialiste, voire marxiste (ayant éventuellement
participé à la révolution de 1848). D'accord avec le projet de Dimitrieff
mais critique sur le côté administratif de l'UDF. Contre la conception
de Léo Frankel sur le travail féminin à la maison. Le travail doit
être un lieu de rencontres, un carrefour de soildarités. Agir pour
des questions d'idéal politique, mais aussi pour sauver la Commune.
Impatiente de voir se monter les ateliers. Pour des mesures concrètes.
Problème de la Commune : pouvoir trop éclaté. Va sur les barricades,
mais ne prend pas un fusil. Anticléricale, mais contre la persécution
des prêtes et des réfractaires. Elle aime cette situation où il
y a des possibilités de faire des choses nouvelles.
Edith
Dufaux : Amélie Marchand.
piqueuse
de bottines, ou relieuse. Des enfants, un mari. A une vie ennuyeuse.
Au début, suit la Commune pour l'espoir, n'a pas de conscience politique.
Suit au fur et à mesure, essaye d'aider quand elle peut. Incapable
d'écrire. Mais peut aider les ambulancières, trouver des médicaments
... A une vision traditionnelle du monde. Elle ira jusqu'au bout,
car Elle continue, malgré l'échec grandissant qui s'annonce. Cette
expérience la révèle à elle-même.
Myriam
Belhiba : anonyme.
A
été rebelle, leader, mais est maintenant dans une phase désabusée.
Le monde ne la satisfait pas tel qu'il est. Contre les rapports
sado-masochistes dans le monde du travail. A vécu la fuite d'une
femme contre le mariage forcé. Actuellement, en tant que peintre,
elle fait un boulot de merde, sous payé. Ne s'en sort pas. La nature
humaine est elle destinée à refaire éternellement les mêmes erreurs
? Son humeur a des hauts et des bas. Veut aborder la question de
l'homosexualité, éventuellement. Frustrée de ne pas avoir pu faire
un métier d'homme.
Zahia
Zerouk : Couturière.
Veut
bien travailler à la propagande, ou du côté des ambulances, mais
pas charitable. Prête à aller juqu'au bout, sans pour autant se
suicider. Fille-mère. Enfance de révolte contre les hommes. Idéal
de changement Que les ouvriers profitent du fruit de leur travail.
Problème de la différence de statut entre les hommes et les femmes.
Espoir quant à la politique de la Commune sur l'enseignement. Enervée
par la parole de Frankel sur le travail à domicile des femmes. Critique
par rapport à la lutte de pouvoir au sein de la Commune. Enervée
par un pouvoir qui au nom du peuple mène des actions répressives
contre les prêtres et les réfractaires.
Joëlle
Morel : Maria Varin.
Travailler
autour des chapeaux. Plus de 40 ans. Mariée avec enfants. Vit rue
Oberkampf. Son père était artisan, il avait un atelier passage Ménilmontant.
A participé à 48. A été éduquée dnas idées socialistes. Vit avec
sa mère qui garde ses enfants. A la liberté pour s'engager. Elle
veut être sur le tas, connaît bien le quartier. Recrute, conseille,
a repéré les locaux qu'il faut réquisitionner. Sans la Commune,
ses actions avec le DAL, n'auraient peut-être pas eu lieu. Peur
des keufs. Admiration pour Dimitrieff, malgré les lourdeurs administratives,
mais elle considère que c'est bien pour la Commune. Portera une
arme, mais ne sait pas si elle s'en servira, car il y a des salauds.
La lutte des classes : quand les pauvres sont rejetés de Paris,
aujourd'hui c'est la même chose. L'argent est roi.
Catherine
Bot : anonyme.
Très
proche André Léo, idéaliste, idées socialistes. Contre l'oppression
par l'Eglise. Défense de l'union libre, pour l'indépendance de la
femme. Autogestion dans les ateliers. Transmission par l'éducation
laïque avec les enfants organisés en phalanstères. Ne pas se mettre
sous le joug d'un pouvoir. Faire attention aux femmes qui ne sont
que les intermédiaires des volontés des hommes. Internaitonale de
la lutte ouvrière. Aucun respect pour la hiérarchie.
Marylou
Couvreur : Lucie David.
Ouvrière,
mariée avec David. Jusqu'à présent assez soumise. L'UDF est un moyen
de découvrir autre chose et d'échapper à son mari goujat. Trouve
peut-être un amant. A un petit enfant. Se bat pour l'enseignement
laïque. Ouverte à la vie de quartier. Travaillerait à la propagande,
recruterait adhérents, ferait part de son expérience. Monte sur
les barricades, prend les armes, prête à tuer. Anticléricale, proche
des femmes des clubs, pour la spontanéité des paroles. LLe plus
important pour elle, c'est de se battre, avant toute réflexion sur
la cause.
Danielle
Peltier : Estelle Thaler.
Polisseuse.
Célibataire, mais cela peut évoluer. Convaincue de la nécessité
de l'action collective. Proche de Dimitrieff. SOn plan, c'est construire
une parole accessible pour tous. Place de l'individu à l'intérieur
du collectif. Utopie plutôt libertaire. Critique par rapport aux
persécutions. Les gens ont droit à la liberté d'expression. Poussé
par la révolution, elle peut devenir violente. Contre la lourdeur
administrative. Croit au combat. Veut simplifier les textes de Dimitrieff
pour qu'ils soient porteurs d'espoir. Se bat par énergie, par colère,
et non pour des idées ou pour un modèle.
Anne-Catherine
Grassiot : Blanche Feuchère.
Orpheline.
A été élevée par les bonnes soeurs, contre lesquelles elle est remontée.
Heureuse de leur ôter leur pouvoir. Farouche, méfiante par rapport
aux institutions, et aux humains en général. S'est fait régulièrement
licenciée dans son travail. Contre la décision de la Commune de
ne pas tout détruire mais de s'installer dans les fauteuils de l'ancien
ordre. Vit à la colle avec un homme engagé. Couturière, pas d'enfants.
A fait certainement appel aux services de quelques faiseuses d'anges.
N'a pas le temps de se préoccuper d'enfants à élever. Par rapport
à ses congénères de l'UDF : ouverture au monde, découverte d'autres
souffrances et de l'intêrêt d'une lutte collective. Jusque là, était
solitaire, n'aimait pas l'atelier, et préférait l'intimité de chez
elle, où elle se réfugiait le plus possible. Elle se construit en
même temps que la Commune. Veut laisser pousser son personnage.
Suivre différentes activités de l'UDF pour apprendre, ambulances
et autres. Préfère la déportation à la mort. Ces gens sont porteurs
d'une dignité même si l'échec de la Commune les replonge dans une
vie misérable. Violente mais pas d'accord pour tuer. Veut que les
bourgeois et bourreaux voient le monde nouveau que les communards
sont entrain de construire. Se bat pour qu'il n'y ait plus jamais
les injustices sociales.
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Les
Versaillais 
Exemples
de créations de personnages d'officiers et de soldats
Jean-Marc
Poligné :
Je
suis issu d'une famille où il était de règle que l'aîné entre dans
les armes. Cet univers ne me rebut pas car j'aime l'ordre. J'aime
aussi les études. Je ne peux cependant m'empêcher de constater que
la société est sclérosée., que l' armée dirigée par des vieilles
badernes inefficaces, que nous sommes dans une République qui n'en
est pas une (400 monarchistes élus !). Je cultive, intérieurement,
un certain intérêt poue les idées neuves, à condition qu'elles ne
s'écartent pas d'une règle d'or : MESURE et ABSENCE DE PRECIPITATION.
La Commune est pour moi l'exemple type de l'idée peut-être recevable
à l'origine (ce sont quand-même des Français, et je sais que le
peuple souffre) qui devient vite une pantalonnade, puis une boucherie
infâme où les deux parties en présence sont bonnes à mettre dos
à dos. J'ai vu des officiers, aveuglés par la haine, dépasser honteusement
les ordres reçus. J'ai dû participer, cautionner les massacres fraticides.
j'ai ressenti dans ma chair une fois de plus l'insondable bêtise
humaine. j'en sors brisé, désabusé. Sur Satory : les officiers sont
les officiers et ilest de tradition qu'ils aient quelques prérogatives.
Cela ne doit simplement pas les empêcher de commander efficacement.
Lois communarde sur les otages : la barbarie est partout. Big Days
: les femmes versaillaises ont agi ainsi, outrées qu'elles étaient
devant l'outrcuidance de ces loqueteux qui prétendaient leur dicter
leur conduite. Cela, de la même manière qu'une bourgeoise humiliera
avec sadisme une bonne ou un palefrenier qui sort de sa condition.
Vladimir
Pronier :
Quand
je pense qu'on a perdu à Sedan et ailleurs contre les Prussiens.
Je suis horrifié. Moi, j'ai toujours eu la foi en mon armée, et
suis fier d'elle. Je suis entré dans l'armée par conviction. Cette
défaite, c'est une honte pour la France. Je suis capitaine, mais
je reste très critique par rapport à mes supérieurs. Moi, j'ai gagné
mes galons au combat il y a peu de temps. Alors que mes supérieurs
vieillissent, sans voulmoir les offenser, etpuis on les voit moins
sur le terrain et aux entraînements qu'au bordel. Quand ils sont
là, ils cuvent plus ou moins leurs dernières cuites où s'occupent
à caser dans l'armée leurs tripotées de bâtards. Je ne suis pas
vraiment contre les communards. Ils nous ont aidé pendant la guerre,
ils ont résisté pendant le siège. je rends hommage à leur courage.
Ce sont mes frères de Paris. Leur révolte, je la comprends. Après
la pression de la guerre, il faut que ça explose. Big Days : On
nous demande nous battre contre les Parisiens. C'est plutôt contre
les femmes versaillaises qu'on devrait se battre. Des véritables
garces. Déjà que pour nous, les militaires, c'est pas la joie de
se battre contre .
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Les
Adolescents 
Exemples
de créations de personnages
Antonin
Rennes :
apprenti
chez un artisan. Abandonné par son père, sa mère tient un café et
se prostitue. Pas allé à l'école, sa mère lui a appris à lire/écrire,
l'a sensibilisé à la politique. Prêt à aller jusqu'au bout, ne réfléchit
pas trop, pas de vision d'ensemble. Sensible à éducation et manque
de moyens.
Sara
Louis :
mère
+ petite soeur mortes au début Commune, père dans GN. A un frère
dans groupe ADO. Famille soudée sur plan politique. Prête à avoir
fusil. Accepte la hiérarchie au sens d'organisation, car permet
l'efficacité du mouvement révolutionnaire.
Déborah
Beignon* :
père
vendéen mort pour le Roi, adoptée par cantinière communarde. Contradictoire,
mitigée. Lutte d'idées et non de classes. Contre hiérarchie et violence.
Mais prête à utiliser la force si besoin.
Magali
Solignat : Joséphine,
17 ans.
A
quitté sa famille bourgeoise par amour pour un communard, mort depuis.
Habite dans la rue. Joue du tambour et chante. Prête à aller jusqu'au
bout, à tuer (barricades). Apprend aux enfants à lire/écrire. Respecte
une certaine hiérarchie, pour que révolution aille plus loin.
Marie-Pierre
Grinda :
origine
italienne. Père mort, seule avec sa mère lavandière chez les bourgeois
(1 frère dans GN, 1 autre troubadour). Aime discuter, dessiner,
aller au bistrot. Amoureuse d'un GN qu'elle cherche sur barricades.
Contre hiérarchie, trop de paperasseries. Trouve les femmes UDF
trop compliquées et ennuyeuses. Violence instinctive pour survie.
Pas vraiment de haine au départ. Pour laïcisation écoles.
Sandrine
Tabel : Céline Thibaudier , 18 ans.
Pas
militante au départ, entraînée par un(e) ami(e). Persuade son frère
d' aller sur barricades. Prête à utiliser pavés, mais pas fusil.
Cédric
Tabel : Jacques Thibaudier, 16 ans.
Entraîné
par sa soeur. Veut bien un fusil, mais pas pour tuer. L'action est
pour lui une sorte de défi, vis à vis de sa mère (qui leur interdit
les barricades).
PaulineFontaine
* :
famille
pauvre, 1 frère mort en 1870, 1 dans GN. Reniée à cause de sa grossesse
accidentelle (réconforte volontiers les GN). Sait à peine lire et
écrire. Idéal d'un monde meilleur pour son enfant. Veut garder les
barricades, aider personnes agées, recruter les bourgeois, mais
prudente (grossesse). Pour action directe, contre hiérarchie et
discours inutiles (contre UDF). Anticléricale.
Baptiste
Barrère :
mère
femme de ménage chez bourgeois, père mort début Commune. Haine contre
bourgeois et Armée versaillaise. Prêt à monter sur barricades et
tuer. Pas vraiment de réflexion. Agit sur l'instant.
Myriam
Merlant:
hésitante,
influençable. A besoin d'un choc (par ex. voir cadavres) pour passer
à action.
Actions
/ Séquences : actions envisagées, à intégrer dans les séquences
:
-
garder les barricades pendant la nuit.
-
chercher des combustibles pour faire des feux (chauffage, lumière)
- piller les bonnes soeurs, aller chercher l'argent où il est, et
non passer par perquisitions.
- empêcher les bourgeois de passer, et les recruter pour aide à
construction des barricades.
- laver les personnes agées
- squatter des immeubles,
- s'organiser pour leur subsistance, utiliser ruses pour soupes
populaires
- franchir illégalement les barricades
- propagande : affichages, écriture sur des grands draps, graffitis
sur les murs. Dans le squatt, à la mairie, partout.
- contacts avec UDF : écoutent aux portes et se confrontent.
- crier les journaux
- aller chercher de l'eau
- apprendre à écrire
- à la Mairie : utilisent des ruses pour contourner les obstacles
et la bureaucratie.
-
entrer en chantant dans le café
- amener un bourgeois au Mont de piété
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